En-quêtes de vie pour découvrir qui je suis
#01 Aux origines de mon nouveau chemin
vers moi-même
Printemps 2020, premier confinement.
En télétravail, avec une activité très réduite, je cherchais des réponses à mes problématiques récurrentes de ma vie et à des manifestations de l’Invisible que je ne comprenais alors pas du tout, et qui m’angoissaient. Une amie (dont le nom donne “Marie Connaît” dans le langage des oisons), faisant face aux mêmes types de situations, m’a suggéré certaines approches thérapeutiques dont l’hypnose régressive ésotérique. M’interrogeant sur la réelle efficacité de mon énième recours à un thérapeute, quelques recherches m’amenèrent sur le Réseau LEO et sur le site de L’Epopée de la Conscience. Me plongeant aussitôt dans la lecture de ce dernier, je l’ai dévoré. “Tombée dedans”, je passais des soirées entières sur mon ordinateur à lire les récits d’Hélène, ressentant tellement que cela parlait à l’intérieur de moi, sans bien comprendre comment ni à quoi. Je ne pouvais pas m’arrêter de les lire !
À l’issue de ce confinement, je sentis monter en moi une intense répulsion et une grande tristesse à l’idée de retourner au travail. Le désespoir m’envahissait à la perspective de la reprise du métro-boulot-dodo, qui déjà depuis longtemps m’était devenu insensé.
La nuit précédent cette reprise, je fis un rêve qui me marqua, dans lequel je me voyais à mon poste, à l’accueil du bâtiment. Soudain, pressentant un grand danger, je me réfugiais dans une pièce annexe (qui n’existe pas dans la réalité), tandis qu’une tornade traversait le hall où j’étais quelques secondes plus tôt, dévastant les lieux – hormis cette pièce. Je pris ce rêve comme un signal d’alarme.
Ma décision arriva peu après. La direction de l’établissement où je travaillais alors était réticente à accorder des ruptures conventionnelles, et je n’avais aucune idée de ce que je pourrais “faire de moi” si je quittais ce travail, chose à laquelle je réfléchissais depuis plus d’un an. Pourtant, gardant en tête l’alerte de mon rêve, j’osais demander une rupture conventionnelle. Le besoin était vital d’écouter mon intériorité qui me sommait de quitter cette voie. Ma demande fut acceptée sans encombre, et trois mois plus tard je fermais définitivement la porte de cette vie-là.
Pourtant, vers quoi allais-je me tourner désormais ? Rien n’était plus flou. Dans le même temps, je poursuivais ma lecture de L’Epopée de la Conscience, et commençais les livres de Carlos Castaneda. Peu à peu, je découvris certains partages filmés puis écrits sur le Réseau LEO, et je constatais une synchronicité étonnante entre ce que je vivais alors et les informations que j’entendais ou lisais. Puis je lus les premières Chroniques, et des bouts de l’histoire de Sand et Jenaël, entre incrédulité et attraction : comment la réalité de quelqu’un pouvait-elle être à la fois si différente de la mienne et me “parler” autant, m’être si étrangère et si familière en même temps ?
J’étais gagnée de nouveau par le désespoir si familier de ne pas réussir à trouver ma voie. Et pourtant, je doutais un peu plus de la probabilité de succès des thérapies que je cherchais encore pour résoudre par l’extérieur mes souffrances intérieures. Je voyais bien que je tournais en rond, et si jusqu’alors je n’imaginais pas du tout la possibilité de “m’en sortir” par moi-même, une petite graine avait été plantée par mes dernières lectures.
Je me souviens d’une fois, à cette période, où j’étais assise, seule et anxieuse, au bord du Rhône à Lyon. Je sentais des repères intérieurs s’écrouler, je ne pouvais plus supporter de travailler pour « gagner ma vie », je ne comprenais plus la société “sous Covid”… et au téléphone, une thérapeute me parlait de sa façon de pratiquer. Allais-je une énième fois remettre à l’extérieur le soin de “m’en sortir” ? Serais-je jamais capable de trouver la force en moi ? Ces questions me tiraillaient mais je ne pouvais plus les nier, ni nier l’existence des prédateurs. Un voile avait commencé à se lever, et il m’était impossible de le baisser de nouveau. Je commençais à prendre conscience que mes pensées, mes visions, mes ressentis... me transmettaient des informations.
Un jour, j’appris qu’il était alors possible de venir rencontrer le groupe déjà formé dans l’Aude autour du Réseau LEO, sur le site de rénovation du chantier de la bâtisse acquise un ou deux ans plus tôt. Je ne savais pas précisément dans quoi je me lançais (je n’avais notamment pas encore pris connaissance des Dialogues), mais en moi sonnait l’appel à y aller, à ne pas écouter les freins qui, dans d’autres circonstances, m’avaient empêchée de rencontrer des groupes – par peur des autres, de ne pas trouver ma place, de ne pas être “comme il faut”. Puisqu’ils étaient ouverts à ma venue, pour peu que je sois motivée, je fis aussitôt les réservations nécessaires pour passer une petite semaine sur place, sans me laisser le temps de tergiverser.
Nous étions au début du mois de septembre, cela faisait à peine une semaine que j’avais quitté mon dernier emploi, et je ne voyais qu’un grand point d’interrogation devant moi. Ni une ni deux, quelques jours plus tard, j’arrivais dans l’Aude, au volant de ma toute première voiture de location, apeurée de cette prise de responsabilités et inconsciente que j’allais être “mise à nue” dès les premiers instants de mon arrivée – par les connaissances et la sensibilité vibratoire des membres de longue date du groupe. Pourtant, quelque chose me faisait me sentir déjà chez moi, et il me fut difficile de partir à la fin de mon séjour. Je désirais rester. Et pour sûr, j’allais revenir. J’en avais exprimé le souhait.
La nuit suivant mon retour à Lyon, je pleurais à chaudes larmes. Je sentais mon âme appeler à retourner auprès d’eux ; jamais je n’avais eu un tel ressenti, puissant, évident, que je ne pouvais ignorer. C’était ça ou rien. Je ne savais pas encore quand ni comment, mais les rejoindre s’imposait.
Le lendemain, j’appris qu’une chambre m’attendait si je le souhaitais dans une maison du village, chez Virginie. Le cœur battant, je confirmais ma venue.
La nécessité d’agir vite m’apparaissait évidente, car je sentais que l’“on” pouvait tenter de me détourner de mon nouveau chemin (ce “on”, ce sont les forces invisibles involutives, qui peuvent passer par de multiples biais, personnes, situations, pour freiner et même détourner de sa véritable voie).
La routine de la vie citadine pesait plus lourd encore que d’habitude et son action endormante paraissait décuplée. S’ajouta la vision, une nuit, d’un hibou s’attaquant à ma gorge (probablement une abduction). Tentait-on d’entraver ma route ? Je ne me laissais pas déstabiliser pour autant. Une force intérieure que je ne me connaissais pas m’habitait.
Lorsque je déménageais avec quelques valises dans l’Aude, nous étions à la fin du mois de septembre, ma visite remontait à quatre jours plus tôt, et le travail intérieur véritable commençait déjà !

